Tout savoir sur le salaire du conducteur de travaux

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salaire chef de chantier

Avant de vous lancer corps et âme dans votre formation de conducteur de travaux, vous devez comprendre ce métier sur le bout des doigts. Comme dans d’autres professions, le salaire est sûrement un des éléments clefs à connaître. Il est presque indispensable d’estimer le niveau de vie et les opportunités qui vous attendent. Comment est fixé le salaire du conducteur de travaux ? De quoi est-il composé ? Quel est son montant actuel ? On vous dit tout sur le salaire de conducteur de travaux !

Conducteur de travaux : rappels et point clefs

Être conducteur de travaux, kézako ?

Le métier de conducteur de travaux est un poste à responsabilités dans le domaine du Bâtiment et Travaux Publics (BTP).

Si vous exercez cette profession, vos missions principales seront : 

  • Préparer un chantier (faire des commandes de matériaux et/ou d’engins, signer des devis avec des sous-traitants, prévoir un planning, etc.)
  • Organiser et coordonner les travaux sur le chantier (donner des missions aux ouvriers et aux sous-traitants, etc.)
  • Contrôler l’avancement des travaux, notamment en vérifiant que le calendrier prévisionnel, le budget et les consignes soient respectés
  • Anticiper les interventions d’urgence sur le chantier en cas d’imprévu

Le conducteur de travaux est donc un gestionnaire sur le terrain. Il est d’ailleurs secondé par le chef de chantier, qui met en application ses directives. 

Ce métier inclut également une part administrative, avec la signature de documents importants comme les contrats de sous-traitance, ou encore le respect des normes (environnement, urbanisme, sécurité, etc.). 

Enfin, vous êtes un véritable interlocuteur entre tous les acteurs du chantier. Vous communiquez aussi bien avec les équipes d’ouvriers qu’avec les ingénieurs ou les clients qui commandent les travaux. 

Devenir conducteur de travaux : quel parcours ?

En France, le métier est ouvert à partir du niveau bac +2. Autrement dit, vous ne pouvez pas y prétendre en possédant uniquement un baccalauréat (général, technologique ou professionnel). 

Pour le baccalauréat, nous vous conseillons d’opter pour une option sciences de l’ingénieur ou mathématiques en filière générale. Pour un bac technologique, la spécialisation Sciences et Technologies de l’Industrie et du Développement Durable (STI2D) vous permet d’approfondir vos connaissances dans le domaine.

Pour vos études supérieures, mieux vaut viser : 

  • Un Brevet de Technicien Supérieur (BTS) bâtiment  (équivalent bac +2)
  • Un BTS travaux publics 
  • Un BTS études et économie de la construction
  • Un Bachelor Universitaire de Technologie (BUT) génie civil - construction durable (équivalent bac +3)
  • Un titre professionnel conducteur de travaux publics / conducteur de travaux du bâtiment et du génie civil (équivalent bac +3)
  • Une licence professionnelle métiers du BTP - conduite de chantiers
  • Un diplôme d’ingénieur du bâtiment / travaux publics (équivalent bac +5)

Si vous occupez déjà un poste dans le secteur du BTP mais que vous ne possédez aucun diplôme, une solution existe. Vous pouvez faire une Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) afin de certifier vos compétences et votre savoir-faire dans la construction. 

D'ailleurs, pour réaliser une formation diplomante et reconnue par l'État, ne cherchez plus ! Avec Hupso, suivez des cours à distance pour vous former au métier de conducteur de travaux. À la clef ? Un titre professionnel officiellement inscrit au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP). Nos équipes pédagogiques vous accompagnent de A à Z dans votre parcours. Vous bénéficiez également de la possibilité de réaliser votre formation en alternance ou de réaliser un stage en entreprise pour vous préparer à votre futur professionnel !

 

Comment déterminer le salaire de conducteur de travaux ?

La composition du salaire

De manière générale, le salaire est fixé librement entre l’employeur et son salarié. Il faut donc un accord commun sur le montant. 

Ainsi, trois modes de rémunération existent : 

  • La rémunération horaire, en fonction du nombre d’heures de travail effectuées
  • La rémunération forfaitaire, fixant un nombre de jours de travail par an
  • La rémunération au rendement, prenant en compte la productivité de l’employé

Votre salaire est principalement composé d’une somme d’argent définie. Néanmoins, il est possible que votre employeur vous octroie des avantages en nature. Il s’agit par exemple d’un véhicule ou d’un logement de fonction ou bien de la prise en charge de vos repas. 

En parallèle de cette partie fixe, votre rémunération peut être agrémentée de primes et indemnités. Il s’agit d’un complément de salaire, attribué pour des circonstances particulières, comme : 

  • Une prime annuelle, par exemple un 13ème mois
  • Une aide de pouvoir d’achat, comme la prime de vie chère
  • Une prime en fonction de votre statut, comme la prime d’ancienneté 
  • Une compensation pour des conditions de travail spécifiques, en cas d’astreinte, de travail de nuit ou pour les métiers pénibles/dangereux

Dans la fonction publique, les fonctionnaires disposent aussi d’avantages du fait de leur statut (logement de fonction, réduction spécifique sur les transports, etc.). Ces avantages sont pris en compte dans le calcul de leur rémunération, appelée traitement. Dans le cas du conducteur de travaux, les opportunités dans le secteur public existent, notamment dans l’Armée ou pour des missions à l’étranger pour la France. 

Salaire de conducteur de travaux : quelles variables ?

Dans le monde du travail, des règles générales sont appliquées concernant la rémunération. Pour un travail à temps complet, le salaire doit être au moins égal au montant du Salaire Minimum de Croissance (SMIC). Au 1er mai 2022 (dernière mise à jour), le SMIC s’élève à 1 678,95 euros bruts mensuels. 

Tous les employeurs doivent aussi garantir le principe « à travail égal, salaire égal », c’est-à-dire une parité totale

Pour l’emploi de conducteur de travaux, le salaire varie selon plusieurs facteurs

  • Les expériences passées, notamment dans le secteur du BTP ou en gestion de projet et management sur les chantiers
  • Le niveau d’études, qui permet de négocier un salaire à la hausse
  • Les plus-values techniques, comme la maîtrise d’outils numériques ou la connaissance d’une langue étrangère
  • La taille de l’entreprise (PME, grand groupe du BTP, entreprise de travaux publics, etc.)

Il est également possible de négocier l'attribution et le montant de primes exceptionnelles. C’est par exemple le cas si vous intervenez sur un chantier complexe ou si de nouvelles responsabilités vous sont confiées. 

Les salaires changent aussi selon la localisation géographique. En France, les chantiers se concentrent principalement dans les régions denses, comme Paris. Vous aurez donc plus d’offres, en CDI et avec des salaires plus élevés, sur ces territoires.

Enfin, si vous vous dirigez vers l’emploi public, d’autres critères entrent en jeu. En effet, la rémunération du fonctionnaire dépend principalement de son grade et de la catégorie de son emploi (A, B ou C). La rémunération varie donc surtout en fonction de l’expérience professionnelle accumulée en tant que fonctionnaire.

Le montant du salaire

Vous l’aurez compris, au sein d’une entreprise de BTP privée, le salaire moyen d’un conducteur de travaux varie et se repose sur divers facteurs. 

En moyenne, voici les montants auxquels vous pouvez prétendre : 

  • Entre 30 000 et 35 000 euros (brut annuel), en début de carrière
  • 40 000 euros (brut annuel), après 10 ans d’expérience
  • Entre 45 000 et 50 000 euros (brut annuel), en fin de carrière

En revanche, dans la fonction publique d’État ou territoriale, les rémunérations sont fixées d’avance. Parfois moins élevées qu’un salaire dans le privé, les postes de fonctionnaire offrent cependant une sécurité d’emploi. Par exemple, voici le solde d’un conducteur de travaux dans l’Armée de l’Air

  • 1 328 euros nets par mois, en tant qu’élève en école de génie civil militaire
  • 1 471 euros nets par mois, en début de carrière (grade de sergent) 
  • 1 763 euros nets par mois, en milieu de carrière (sergent-chef)